Incroyable Mais Vrai 2022

À l’occasion de la sortie du film Incroyable mais vrai, le réalisateur Quentin Dupieux s’est prêté au jeu de l’interview aux côtés de ses acteurs principaux, Alain Chabat et Benoît Magimel.


Quentin Dupieux revient sur la genèse de son œuvre, construite autour d’un phénomène étrange inséré dans un quotidien banal. Fidèle à son style, il privilégie une narration suggestive, laissant volontairement des zones d’ombre au spectateur plutôt que de tout expliquer.


L’entretien ne cherche pas à livrer une lecture exhaustive du film. Au contraire, Dupieux cultive une certaine ambiguïté, laissant au spectateur une part active dans l’interprétation de l’œuvre. Plus qu’un simple exercice médiatique, l’interview s’inscrit dans une stratégie promotionnelle cohérente : elle prolonge l’univers du film, intrigue et suscite la curiosité sans révéler tous ses secrets.



En résumé, cette interview remplit sa fonction de promotion tout en restant fidèle à l’identité de ses intervenants, offrant un aperçu fidèle de l’esprit singulier de Incroyable mais vrai et donnant envie de découvrir l’expérience cinématographique qu’il propose.

Dans cette vidéo produite par SensCritique, Alain Chabat et Quentin Dupieux participent à un format ludique construit autour d’un principe simple : déterminer si des synopsis de films absurdes — qualifiés ici de “nanars” — existent réellement ou relèvent de l’invention.


Le dispositif repose sur un jeu de devinettes, où les deux invités sont confrontés à des pitchs volontairement extravagants. Ce choix éditorial s’inscrit directement dans l’univers de Dupieux, cinéaste reconnu pour ses concepts atypiques et surréalistes, et permet de brouiller la frontière entre fiction absurde et réalité cinématographique.

L’intérêt de la séquence réside moins dans les réponses que dans les réactions : Chabat et Dupieux commentent, doutent, et parfois justifient l’existence plausible de scénarios improbables. Leur échange met en lumière une idée centrale : dans le cinéma contemporain — et particulièrement dans certaines comédies ou séries B — l’absurde n’est plus une exception mais un registre pleinement assumé.


Le format fonctionne également comme outil promotionnel pour Incroyable mais vrai, en cohérence avec son positionnement. Le film lui-même repose sur un concept étrange intégré dans un quotidien banal, caractéristique du cinéma de Dupieux, souvent décrit comme “déjanté” ou inclassable.



Enfin, la vidéo joue sur une dimension méta : en interrogeant la véracité de “faux films”, elle renvoie implicitement à la question de la crédibilité des œuvres de Dupieux. Autrement dit, elle suggère que ses propres films pourraient, eux aussi, passer pour des inventions improbables — ce qui constitue précisément leur singularité.


Cette interview-jeu dépasse le simple divertissement promotionnel. Elle met en scène, de manière légère mais pertinente, une réflexion sur les limites du vraisemblable au cinéma, tout en valorisant l’identité artistique de Quentin Dupieux et la complicité avec Alain Chabat.