Entretien Dupieux Cohen/Daaaaaali!

À l’occasion de la Mostra de Venise, le réalisateur Quentin Dupieux était accompagné des comédiens Édouard Baer et Anaïs Demoustier pour présenter leur film Daaaaaalí!, une œuvre fidèle à l’univers absurde et décalé du cinéaste. Dans une interview accordée à Fred Film Radio, les trois artistes ont livré les clés de lecture de ce projet atypique, qui s’éloigne résolument des codes traditionnels du biopic.


Dès les premières minutes de l’entretien, Quentin Dupieux précise son intention : il ne s’agit pas de raconter la vie de Salvador Dalí de manière classique. Le cinéaste revendique une approche libre, considérant Dalí comme une œuvre vivante, un personnage façonné par sa propre mise en scène publique. Ce parti pris se traduit par un dispositif narratif singulier, puisque plusieurs acteurs incarnent Dalí à l’écran, afin de refléter la multiplicité et l’instabilité du personnage.

Le film repose sur un principe simple : une journaliste tente d’interviewer Dalí, mais cette rencontre n’aboutit jamais. À travers une succession de situations absurdes, le personnage échappe constamment à l’échange, disparaît ou se transforme, créant une mécanique comique fondée sur la répétition. Pour Anaïs Demoustier, qui incarne la journaliste, ce décalage est central : son personnage, ancré dans une forme de normalité, devient le point de repère du spectateur face à un univers imprévisible.


Parmi les différentes incarnations de Dalí, Édouard Baer propose une interprétation volontairement libre. Loin de rechercher la ressemblance ou la fidélité historique, il privilégie une approche intuitive et ludique, en accord avec l’esprit du film. Cette liberté se retrouve également dans l’entretien lui-même, où humour et digressions brouillent les frontières entre discours sérieux et performance.



Fidèle à sa démarche, Quentin Dupieux revendique un cinéma affranchi des contraintes narratives classiques. Il ne cherche pas la cohérence réaliste, mais privilégie les ruptures, les répétitions et les situations incongrues. Avec Daaaaaalí!, il poursuit ainsi son exploration d’un langage cinématographique singulier, où l’absurde devient un outil pour interroger la représentation, la célébrité et l’identité. L’ensemble du projet apparaît dès lors comme une œuvre à l’image de son sujet : insaisissable, multiple et volontairement déroutante.

Dans cette interview publiée par Le Nouvel Obs, Édouard Baer et Jonathan Cohen, acteurs du film Daaaaaalí ! de Quentin Dupieux, offrent un véritable régal pour les spectateurs. Leur duo brille par un humour extravagant et décalé, à l’image du film lui-même. Tout en évoquant brièvement leur rôle dans cette comédie surréaliste sur Salvador Dalí, ils enchaînent les répliques absurdes et les digressions loufoques, rendant l’interview aussi plaisante que le long métrage, une véritable célébration du non-sens et de l’esprit fantasque du peintre.

Le réalisateur Quentin Dupieux et l’acteur Jonathan Cohen se sont prêtés à une interview décalée autour de Daaaaaalí !, son dernier film sorti en 2024. Fidèle à son univers, Dupieux a présenté son projet avec humour, entre anecdotes de tournage et réflexions sur l’art surréaliste.


Daaaaaalí ! n’est pas un biopic classique. Le long-métrage suit une journaliste française qui tente d’interviewer Salvador Dalí, incarné par plusieurs acteurs dont Jonathan Cohen, Édouard Baer et Gilles Lellouche. Cette multiplicité de Dalí crée un effet volontairement déstabilisant et comique, illustrant parfaitement le surréalisme du maître espagnol.


Lors de l’entretien, Jonathan Cohen s’amuse à commenter son rôle tout en reprenant le ton excentrique du film. Dupieux, quant à lui, explique ses choix narratifs et la manière dont il mélange réalité et fantaisie. L’entretien alterne entre échanges sérieux et improvisation, reflétant le style unique du réalisateur.



Cette interview permet de comprendre le parti pris artistique du film : déconstruire les conventions, jouer avec le spectateur et créer une expérience visuelle et narrative surprenante. Le ton journalistique reste léger, mais l’essence de Dupieux — humour décalé et surréalisme — transparaît à chaque réplique.